Sur le chantier de la problématique, port du masque obligatoire.

« Parle à ma base sinon à ma phase », disait le poète Process Communication…

Alors je parle à sa base (canal plus perception) et quelle n’est pas ma surprise de voir le poète se changer en ours et montrer un masque de stress à mes sens étonnés.

Fort de mon expérience, je vise les besoins psychologiques de sa phase et là encore, rien n’y fait ! Pire ! L’ours devient féroce et persiste dans son masque de deuxième degré de stress. Me voici invité au mécanisme d’échec.

Aurais-je mal compris le processus ?

Que s’est-il donc passé ?

Taibi Kahler travaille, nous le savons, depuis de nombreuses années sur le changement de phase et ses causes.

 

La réponse à ma question est là :

Si une personne continue de montrer les masques de deuxième degré de stress de la phase alors que ses besoins psychologiques sont satisfaits, il y a de fortes chances pour qu’elle soit en train de changer de phase.

 

Explication :

Nous sommes tous confrontés à une problématique (celle de la phase actuelle).

Si nous la gérons de manière positive, c’est à dire si nous ne la rejetons pas et savons la surmonter, nous ne changerons probablement pas ou plus de phase.

Si nous ne parvenons pas à la vivre de manière positive, c’est à dire la reconnaître pour ce qu’elle est et la surmonter, une souffrance en résultera, nous montrerons les comportements négatifs du masque de deuxième de stress de la phase actuelle. Nous ferons ceci jusqu’à changer de phase…
Même la satisfaction des besoins psychologiques ne pourra nous permettre de retrouver notre énergie positive suffisamment longtemps.

Lors de sa dernière visite en France, Taibi Kahler soulignait le fait terrible que c’est souvent notre environnement affectif proche qui recevra le plus de messages négatifs émanant de ce deuxième degré de stress.

 

Rappelons d’abord les problématiques de chaque type de personnalité :

En phase Travaillomane, nous devons gérer la problématique du chagrin lié à la perte, c’est à dire, reconnaître le chagrin pour ce qu’il est et s’autoriser à le ressentir quand il se présente.

En phase Rebelle, nous devrons gérer la problématique de l’amour de soi, c’est à dire accepter que nous seuls, pouvons décider si nous sommes acceptables et non quelqu’un d’autre, bref ne plus dépendre du regard d’autrui.

En phase Empathique, nous devrons gérer la problématique de la colère, c’est à dire accepter de laisser s’exprimer notre ire lorsqu’elle monte en nous sans craindre de « faire de la peine ».

En phase Persévérant, nous devrons gérer la problématique de la peur, c’est à dire accepter de reconnaître que nous avons peur de ne pas pouvoir remplir notre rôle de guide dans certaines situations.

En phase Rêveur, nous devrons gérer la problématique de la l’auto direction, c’est à dire prendre, quand les situations de la vie l’imposent des décisions significatives pour nous-mêmes ou notre entourage.

En phase Promoteur, nous devrons gérer la problématique du lien, c’est à dire accepter l’attachement ou l’engagement envers autrui lorsqu’il arrive dans notre vie.

Taibi Kahler a observé que les personnes qui ont du mal à gérer leur problématique de phase, montrent, en guise de réponse à cette problématique les masques de deuxième degré de stress alors que leurs besoins psychologiques sont satisfaits.
Ces personnes, si elles portent le masque trop souvent et trop longtemps, finissent par s’aliéner leur entourage et se retrouvent dans l’obligation de se confronter à leur problématique. Alors peut-être parviennent-ils à la résoudre et ils changent de phase.

 

La proposition ici est :

si nous montrons les masques du deuxième degré de stress (mécanismes d’échec de notre phase) de manière récurrente ou permanente alors que nos besoins psychologiques sont satisfaits, il est probable que nous sommes en train de changer de phase.

 

Ainsi
Le Travaillomane face au deuil va surcontrôler et critiquer.
Le Rebelle doutant de lui, va blâmer ceux qu’il aime.
L’Empathique en colère va se plaindre et faire des erreurs.
Le Persévérant dans la peur va partir en croisade contre les siens.
Le Rêveur face à une décision importante va attendre passivement.
Le Promoteur sur le point de s’engager va manipuler la personne aimée pour qu’elle le quitte.

 

 

Jérôme Lefeuvre Novembre 2002

(après conférence Taibi Kahler Octobre)